Toulouse : répression après une action contre la PJJ

En mai 2011, la quasi tota­lité des déte­nus de l’Établissement Pénitentiaire pour Mineurs (EPM) de Lavaur se révolte et sac­cage des dizai­nes de cel­lu­les. La réponse de l’Administration Pénitentiaire (AP) et de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) est tris­te­ment banale : mesu­res d’iso­le­ment, conseils dis­ci­pli­nai­res, trans­ferts, ainsi qu’une des­cente des Équipes Régionales d’Intervention et de Sécurité (ERIS), spé­cia­lis­tes cagou­lés du matage des luttes en pri­sons.
Pendant qu’on détruit un peu plus les gamins pour leur appren­dre qu’ici, on ne se révolte pas, les éducateurs et éducatrices de la PJJ sai­sis­sent l’oppor­tu­nité média­ti­que pour api­toyer sur les condi­tions de leur tra­vail avec                                                                  ces « enfants irré­cu­pé­ra­bles ».

Le 5 juillet der­nier, une dizaine de per­son­nes ont péné­tré dans les locaux de la Direction Interrégionale de la PJJ, à Labège dans la ban­lieue de Toulouse, pour mani­fes­ter contre l’incar­cé­ra­tion des mineurs. Selon La Dépêche du 6 juillet, qui s’appuie sur les décla­ra­tions faites aus­si­tôt à la presse par le pro­cu­reur de la République Valet, ces per­son­nes étaient « “armées” de bou­teilles dont elles ont déversé le contenu sur les bureaux et les ordi­na­teurs. Un liquide marron au relent d’ammo­nia­que et qui pour­rait conte­nir de l’urine et des excré­ments humains ». Elles sont repar­ties « après avoir lancé des tracts qui contien­draient des propos inju­rieux sur l’action éducative menée par la PJJ ».

Quatre mois plus tard, le mardi 15 novem­bre à Toulouse, 7 domi­ci­les sont per­qui­si­tion­nés par une cen­taine de gen­dar­mes qui sai­sis­sent ordi­na­teurs, télé­pho­nes, livres, affi­ches et effets per­son­nels de touTEs les habi­tan­tEs. A l’issue de ces per­qui­si­tions, 7 per­son­nes sont pla­cées en garde à vue, 4 autres sont audi­tion­nées, et une famille en cours de régu­la­ri­sa­tion est arrê­tée puis relâ­chée dans la jour­née.
Après 32h de garde à vue, 4 sont pla­cées en déten­tion pro­vi­soire sur demande du juge d’ins­truc­tion. Une cin­quième est placée sous contrôle judi­ciaire, une sixième doit rester à dis­po­si­tion du juge pour le reste de l’ins­truc­tion en tant que « témoin assisté.

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