La Grande effusion fait le tour du monde

Ciao, Salam, Shalom et konnichiwa !

Dans ce deuxième épisode de la Grande effusion, Zapzalap vous entraîne pour un tour du monde du rock psychédélique. Asie, Afrique, Amérique, aux quatre coins du monde, la jeunesse frétillante des années 60 fusionne ses héritages musicaux avec le son cradingue des guitares fuzz et des orgues Hammond qu’ils balancent à la gueule des dictateurs, des censeurs, des exploiteurs. Avec Better change your mind, le nigérian William Onyeabor écrit un hymne à l’anti-impérialisme et à l’autonomie du peuple africain, entre funk et musique répétitive à la Terry Riley : America, you ever think this world is yours ! Love's_A_Real_Thing

Partout, le vieil ordre moral et le nouvel ordre marchand sont critiqués en actes et en musique. Aux cheveux longs ébouriffés balancés aux sons des amplis répondent les émeutes et soulèvements populaires. La jeunesse du monde tente une fraternisation culturelle et révolutionnaire dans ce mouvement de masse ambivalent qu’est le rock importé des États-Unis.

Au début des années 60, la jeunesse fuit les pesanteurs du puritanisme et se lance sur les routes. Jack Kerouac en est, lui qui inventa le terme Beat Generation, réduit plus tard sous le mot péjoratif de Beatnik. Les Clochards célestes, roman publié en 1958, retrace librement la vie de quelques bohèmes américains, écrivains et poètes, grands voyageurs désargentés, en guerre contre les conventions. Ce roman influencera toute une génération de jeunes gens cherchant l’aventure en auto-stop :

« Il faut imaginer le monde comme le rendez-vous des errants qui s’avancent sac au dos, des clochards célestes qui refusent d’admettre qu’il faut consommer toute la production et par conséquent travailler pour avoir le privilège de consommer, et d’acheter toute cette ferraille dont ils n’ont que faire ; réfrigérateurs, récepteurs de télévision, automobiles (tout au moins ces nouvelles voitures fantaisistes) et toutes sortes d’ordures inutiles, les huiles pour faire pousser les cheveux, les désodorisants et autres saletés qui, dans tous les cas, atterriront dans la poubelle huit jours plus tard, tout ce qui constitue le cercle infernal : travailler, produire, consommer, travailler, produire, consommer. »

Face au spectacle mensonger de nos rôles sociaux, les Super Eagles ont trouvé cette ultime sentence : Love’s a real thing !

Lien de téléchargement de La Grande effusion « 2 » fait le tour du monde:



Et pour La Grande effusion 3 c'est ici
http://www.lesmurs.ch/~zapzalap/emissions/La_grande-effusion_3.mp3

2 réponses à “La Grande effusion fait le tour du monde

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