Zapzalap dans le black mirror

L’équipée zapzBCK MIR STICKER lastalapienne, en pilleuse de sons qui se respecte, a chipé, a chopé les excellentes émissions de Black Mirror et se fait un plaisir, avec le soutien de son MC, d’en rediffuser certaines sur les ondes hertziennes septentrionales tout l’été !!!

Vos esgourdes pourront se délecter d’une histoire subjective du Hip-hop, des champs de coton aux ghettos de New York. Un parcours dans la musique noire américaine, les work songs, les spirituals, le blues, le rnb, la soul, le rap. Musique de souffrance et de lutte, qui se transmet et se transforme de génération en génération, mais reste dans le fond toujours la même : fruit de l’esclavage, de la ségrégation raciale puis économique. Une musique toujours bien vivante.

Black Mirror c’est une émission ariégeoise diffusée sur la radio La Locale, 97.3. On y cause, vous l’aurez donc compris, de son, d’oppression et de révolte. Black Mirror, c’est aussi un blog qui regorge d’infos, de vidéos, et où vous pouvez retrouver toutes les émissions en podcast ainsi que les playlists téléchargeables. Précipitez-vous. C’est à l’adresse suivante : http://www.blackmir.blogspot.fr

La durée des émissions de Black Mirror étant de deux heures, pour ne rien rater, on les a scindé en deux parties, pour une diffusion d’une heure hebdomadaire. Ce lundi 21 juillet, nous vous proposons la première partie de l’émission consacrée aux worksongs et à l’esclavage. S’ensuivront du blues à partir du 4 août puis, à partir du 18 août, déferlera une vague d’émeutes auditives, jusqu’à la mi-septembre.

Qu’on se le dise !

A bon entendeur ! Z.

La Grande effusion fait le tour du monde

Ciao, Salam, Shalom et konnichiwa !

Dans ce deuxième épisode de la Grande effusion, Zapzalap vous entraîne pour un tour du monde du rock psychédélique. Asie, Afrique, Amérique, aux quatre coins du monde, la jeunesse frétillante des années 60 fusionne ses héritages musicaux avec le son cradingue des guitares fuzz et des orgues Hammond qu’ils balancent à la gueule des dictateurs, des censeurs, des exploiteurs. Avec Better change your mind, le nigérian William Onyeabor écrit un hymne à l’anti-impérialisme et à l’autonomie du peuple africain, entre funk et musique répétitive à la Terry Riley : America, you ever think this world is yours ! Love's_A_Real_Thing

Partout, le vieil ordre moral et le nouvel ordre marchand sont critiqués en actes et en musique. Aux cheveux longs ébouriffés balancés aux sons des amplis répondent les émeutes et soulèvements populaires. La jeunesse du monde tente une fraternisation culturelle et révolutionnaire dans ce mouvement de masse ambivalent qu’est le rock importé des États-Unis.

Au début des années 60, la jeunesse fuit les pesanteurs du puritanisme et se lance sur les routes. Jack Kerouac en est, lui qui inventa le terme Beat Generation, réduit plus tard sous le mot péjoratif de Beatnik. Les Clochards célestes, roman publié en 1958, retrace librement la vie de quelques bohèmes américains, écrivains et poètes, grands voyageurs désargentés, en guerre contre les conventions. Ce roman influencera toute une génération de jeunes gens cherchant l’aventure en auto-stop :

« Il faut imaginer le monde comme le rendez-vous des errants qui s’avancent sac au dos, des clochards célestes qui refusent d’admettre qu’il faut consommer toute la production et par conséquent travailler pour avoir le privilège de consommer, et d’acheter toute cette ferraille dont ils n’ont que faire ; réfrigérateurs, récepteurs de télévision, automobiles (tout au moins ces nouvelles voitures fantaisistes) et toutes sortes d’ordures inutiles, les huiles pour faire pousser les cheveux, les désodorisants et autres saletés qui, dans tous les cas, atterriront dans la poubelle huit jours plus tard, tout ce qui constitue le cercle infernal : travailler, produire, consommer, travailler, produire, consommer. »

Face au spectacle mensonger de nos rôles sociaux, les Super Eagles ont trouvé cette ultime sentence : Love’s a real thing !

Lien de téléchargement de La Grande effusion « 2 » fait le tour du monde:



Et pour La Grande effusion 3 c'est ici
http://www.lesmurs.ch/~zapzalap/emissions/La_grande-effusion_3.mp3

La Grande effusion

Come on babies !

Zapzalap claque sa guitare sous son aisselle, pousse les potards et gobe des demi-sucres hallucinogènes.
C’est download : Sexe, drogue, rock’n’roll et révolution.

Ah, les années 60 ! Une histoire mille fois entendue, mille fois enterrée.
Et pourtant. Les trente Glorieuses n’auront jamais duré qu’une décennie.
Disons 63-73. Avant c’est la zone, les décombres et le travail d’esclave dans les mines et les usines pour « reconstruire » la France. Après, c’est la « Crise », le chômage de masse et les managers. Ces dix années-là, les politicards d’aujourd’hui veulent y revenir. Le plein emploi et l’abondance marchande en horizon. Sauf que ces années 60, la jeunesse n’en voulait pas. Aux quatre coins du monde, elle a préféré exploser en route plutôt que de suivre la vie consciencieuse qu’on leur préparait. Une vie triste, conditionnée et cadencée par le métro, le boulot et les congés. Toutes les promesses du progrès étaient enfin là. Mais non. Il y avait ces trips au LSD, ce tourne-disque crachant du Soft Machine, ce mec, cette fille, et leurs révoltes. Joyeuses, foutraques, débordantes, qui eurent leur gloire au mitan de 68 avant de se dessécher, de n’être plus que la caricature d’elles-mêmes et de s’enfermer dans des chapelles militantes : gauchisme, écologisme, féminisme, anti-impérialisme, lutte-armisme et même « situationnisme ». Au fur et à mesure, les chapelles se font mouvements sociaux, assos d’utilité publique, partenaires sociaux, ONG, et enfin lobbies pour intégrer la place du contre-expert de la technostructure.

Coté rock : idem. Ce qu’on a appelé par la suite « psychédélisme » ou « rock garage » a fait place depuis au hard, heavy, progressif et autre métal. A partir de 1970, les stars de l’époque se cachent derrière leur dernière trouvaille technique. La réverbération, la saturation de leurs guitares tuent le rock. C’est la fuite en avant : on monte le volume et on accélère sans fin, on déforme le son des grattes pour cacher le fait qu’on ait plus rien à dire, plus rien à proposer. La violence n’est plus que pastiche.

C’est contre tous ces fonctionnaires de la vie sensible, petit personnel politique spécialisé dans la vie des autres, pop-star sur le déclin, rentiers de leurs jeunes années, que Zapzalap a réuni en quatre émissions la fureur d’un rock psychédélique hurlé à repousser les murs du quotidien. Nous y trouvons la joie qui fait défaut aux rengaines des popstars cellophanées et les prémices de tout ce que la musique rock a fait depuis, quand elle ne profitait pas de l’absence de futur jusqu’à en faire du fric.

La Grande effusion, c’est quatre émissions d’une histoire psychédélique des années 60. On commence par quelques morceaux typiques de cette jeunesse qui a d’abord envie de faire la fête. De faire un beau doigt d’honneur à ses vieux et à son patron. Trouble every day !

Lien de téléchargement

compil voyou, voleur, vaurien

Voici une compil voyou, voleur, vaurien avec plein de vieilles rengaines d’apaches, de marlous et de monte-en l’air, et quelques airs plus récents qui se concluront sur une jolie chansonnette méconnue de Renaud, en hommage à François Claudius Koënigstein. Une tiote dédicace à Lexomaniaque, qui nous a permis de dégotter numérisée la fameuse galette de Jacques (et pas Georges) Marchais, « On a chanté les voyous », et que nous avons allègrement pillé.91497

Pour donnelauder l’émission : ici

 

 

compil black and proud

L’équipée zapzalapienne fait dans le black power.

Gordooze, qui a l’habitude de fricoter avec les Radikal Kroonerz, a concocté spécialement pour Zapzalap un mix Black and Proud. Une plongée dans le funk et la soul des seventies sur fond de blaxploitation et de Black Panthers. Vous pourrez donc entendre demain soir, en vrac : The Watts Prophets, Marie « Queenie » Lyons, Blackula, The Whatnauts, James Brown, The Love experience, Bus People express, Larry Ellis and Black Hammer, The Cheackmates, Willie Hutch et Bobby Seale.

Qu’on se le dise !

A bon entendeur !

Pour télécharger cette compil, c’est ici

compil voyou, voleur, vaurien

Voici une compil voyou, voleur, vaurien avec plein de vieilles rengaines d’apaches, de marlous et de monte-en l’air, et quelques airs plus récents qui se concluent sur une jolie chansonnette méconnue de Renaud, en hommage à François Claudius Koënigstein.

Une tiote dédicace à Lexomaniaque, qui nous a permis de dégotter numérisée la fameuse galette de Jacques (et pas Georges) Marchais, « On a chanté les voyous », et que nous avons allègrement pillé.

http://radio.indymedia.org/uploads/zapzalap_compil_voyou.mp3