Les Sanctuaires de l’abîme

Quiconque n’a pas l’esprit englouti par le flot des faits divers peut déduire des nouvelles succinctes données par les médias français ce simple fait : la catastrophe nucléaire de Fukushima, débutée en mars 2011, se poursuit et s’amplifie même de jour en jour, ne serait-ce que par la contamination croissante de la mer. Qu’on ne s’y trompe pas, le problème n’est pas « médiatique » : les nouvelles seraient-elles moins succinctes et dûment twittées sur les « réseaux sociaux » que l’indifférence n’en serait pas ébranlée. Car c’est moins « l’information » qui fait défaut que la curiosité combative qui, rencontrant l’information, peut seule ruiner les mensonges.japon-fukushima-radioactivite

Parler de la catastrophe japonaise, c’est aussi parler de la France : avec ses 58 réacteurs nucléaires plus ou moins vieillissants et ses sites atomiques « à risque » bien répartis sur le territoire, la France se trouve exposée, partout et à chaque seconde, non seulement aux pollutions que suppose le fonctionnement « ordinaire » de l’industrie nucléaire, mais aussi à des désastres semblables à ceux de Kychtym, Three Mile Island, Tchernobyl ou, dans des proportions encore jamais atteintes, Fukushima.

Nadine et Thierry Ribault, qui partagent leur vie entre le Japon et la France, nous présentent « Les Sanctuaires de l’abîme » – où les vivants ne peuvent récupérer leurs morts car trop contaminés. Cette « chronique du désastre » met l’accent sur les caps franchis par la propagande et la « gestion » des populations locales. Elle est nourrie d’éléments historiques, économiques et socioculturels peu ou mal connus.

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Ma cabane pourrie au Canada

Tabernacle!

Zapzalap est parti à la rencontre d’Alain Deneault, à l’occasion de la sortie de son dernier livre « Paradis sous terre ».

A travers l’exemple du Canada, zone offshore de l’exploitation minière mondiale, nous causerons des paradis fiscaux en tant que nouveaux modes de souveraineté – Ou comment le capitalisme mondialisé parvient à s’affranchir de toutes les formes de contraintes et de réglementations pour exploiter et piller toujours plus.

http://www.ecosociete.org/t159.php

http://www.lafabrique.fr/catalogue.php?idArt=502

A bon entendeur!

L’équipée zapzalapienne

Tous les lundis de 19h à 20h Sur radio Campus Lille 106,6fm
et sur Radio Escapades !

Pour choper l’émission : ici

Zapzalap – la marchandise informatique

Zapzalap vous emmène dans le merveilleux monde de l’informatique grâce a nos camarades « de bruit et de fureur ». Nous irons voir ce qui se cache derrière les claviers d’IBM et dans les tréfonds du monde meilleur qu’il prétend nous vendre. Puis nous irons faire un tour sur la tombe de l’idole des temps cybernétiques qu’est Steve Jobs. On continuera avec un reportage sur google qui tisse sa redoutable toile, et on finira par une visite de la plus grande librairie en ligne: Amazon.
A bon entendeur !

http://radio.indymedia.org/uploads/zap_informatik.mp3

Retour sur le camp de Valogne

La catastrophe de Fukushima se rajoute à la longue liste de l’horreur quotidienne du nucléaire, mais il n’est plus temps de s’étonner de cette réalité. Si pour certains elle est l’alibi d’un contrôle et d’une gestion de la vie plus poussée, elle attise pour d’autres un sentiment de colère qui ne se dissout pas dans le fatalisme ambiant ou l’attente désespérée d’une échéance électorale. C’est par un geste fort porté collectivement à l’intérieur même du pays le plus nucléarisé du monde que sortir de cette impuissance devient tangible.

En novembre dernier est parti le « dernier » transport de déchets nucléaires CASTOR (Cask for Storage and Transport Of Radioactive Material) de La Hague à Gorleben en Allemagne. Voilà qui a donner une occasion d’agir.

Ce qui etait proposé, c’était s’approprier les méthodes les plus éprouvées du mouvement anti-nucléaire allemand et de doubler le traditionnel rassemblement de Valognes d’un camp de deux jours, d’où partent actions et réflexions.

Que s’est il finalement passé : 

Putain d’usine !

Salut à vous auditeurs / auditrices,

Ce soir Zapzalap continue sa série sur le turbin avec un docu tiré du bouquin Putain d’usine de Jean Pierre Levaray. Levaray est un ouvrier qui travaille depuis 1973 dans l’usine Grande Paroisse de Grand-Quevilly, près de Rouen. C’est une usine de produits chimiques, classée Seveso 2, et qui appartient au groupe d »AZF, le même genre d’usine que celle qui a explosé à Toulouse en septembre 2001. Dans son bouquin, publié en 2002 par l’Insomniaque, Levaray parle de son quotidien d’ouvrier et de celui de ses collègues, pour décrire la misère de l’esclavage salarial: le temps perdu, les 3/8, l’ennui, la routine, les coups de déprim, la dangerosité des installations, les maladies à cause des produits toxiques, l’alcoolisme, les suicides, les petits chefs, etc. Levaray résume cela de manière lapidaire: « Le travail salarié, c’est la mort ». Le bouquin a connu un certain écho. Il fut réédité plusieurs fois, adapté au théâtre. En 2007, Rémy Ricordeau et Alain Pitten réalisent un documentaire pour France3 à partir de Putain d’usine, avec des interviews de Jean Pierre Levaray et de ses collègues qui reviennent sur leur travail d’ouvrier à l’usine chimique de Grande Paroisse. C’est à partir de ce film que Zapzalap a concocté l’émission de lundi.

Sur ce, bonne écoute et merde à l’exploitation!

Lien de téléchargement :


			

Zapzalap irradié

Ce soir, Zapzalap revient sur les incidents sans gravité qui ont eu lieu dans une petite centrale nucléaire du bord de mer japonais.
Pour ce faire, la folle équipée zapzalapienne a remixé un bout d’émission déjà diffusé en 2009 (et emprunté à l’escouade de Basse Intensité (http://basseintensite.internetdown.org/)) consacrée aux méfaits du nucléaire. C’est ce qu’on appelle du recyclage radiophonique, ou encore de la décroissance sonore!!!
Qui pourra encore dire après ça que Zapzalap se contrefout de l’écologie?!

A bon entendeur!

http://dl.free.fr/qZOKorSZa