Sur les ondes pirates de 98FM

Chers auditeurs, chères auditrices,

Ce soir Zapzalap part à la rencontre de la radio pirate 98FM qui diffuse ses ondes sur Athènes. Une heure d’interview et de musique pour découvrir cette radio qui se fait écho des luttes, et qui est devenue un réel outil pratique du mouvement antagoniste.

Le site de 98FM: http://radio98fm.org/

Et pour l’écouter en direct : http://radio98fm.org/index/el/98fm-live.html

Depuis la Grèce, à bon entendeur !

http://radio.indymedia.org/uploads/mix_final_facea_1.mp

Les fantômes ne s’expulsent pas

Aux auditeurs paranormaux:

Les esprits malins de Zapzalap viennent squatter vos chaumières, avec des histoires de maisons hantées, de cloportes et de fantômes qui ne s’expulsent pas. Ah! quand les poltergeists s’arment de pince monseigneur et de pied de biche, ça ne fait pas rire!

En attendant la fin de l’hiver, voici une émission qui fait froid dans le dos!

http://radio.indymedia.org/uploads/zapzalap_maison_hantee.mp3

mesrine parle encore

Zapzalap vous propose d’entendre un document sonore peu connu. Il s’agit d’un enregistrement de Jacques Mesrine datant de 1972, qu’il enregistra à la suite de son évasion de l’Unité Spéciale de correction du pénitencier Canadien de Saint-Vincent de Paul (l’équivalent des QHS en France à la même époque). Il y dénonce les conditions de détention particulièrement difficiles et dégradantes dans ces quartiers d’isolement.

Petit rappel des faits:
Le 16 Juillet 1969, Mesrine et sa compagne Janou se font arrêter par la police du Texas et se font incarcérer à Texarcana, pendant 10 jours. Puis ils sont extradés au Canada à la prison de Ste Hyacinthe. Un mois après, le 17 Août 1969, Mesrine et Janou parviennent à s’évader. Ils seront repris le lendemain et incarcérés au pénitencier de St Vincent de Paul, au Canada. Surveillés de près, on fouille méticuleusement leurs cellules et on découvre un poignard artisanal dans celle de Mesrine. Il est alors envoyé en isolement à l’U.S.C.
3 ans plus tard, le 21 Août 1972, Mesrine parvient tout de même à s’évader de ces quartiers d’isolement avec son ami Jean Paul Mercier. En tout, ils sont 6 à se faire la belle, mais les 4 autres seront vite repris.
Le 3 Septembre, Jean Paul Mercier et Jacques Mesrine reviennent pour attaquer l’U.S.C. de Saint Vincent de Paul, respectant une promesse de revenir armés pour libérer leurs anciens compagnons.
Après une fusillade durant laquelle Mercier est blessé, ils ne parviennent pas à envoyer les fusils automatiques qu’ils destinaient aux prisonniers. Ils fuient in extremis et parviennent à s’en sortir.
Suite à ces évènements, les médias demandent à visiter les U.S.C. Le scandale médiatique qui s’ensuivra conduira quelques mois plus tard à la fermeture de ces quartiers d’isolement.

Entre deux braquages, Mesrine aura trouvé le temps avec son compagnon d’enregistrer ce disque que nous vous diffusons ce soir. Cet enregistrement avait été pensé comme une participation à la campagne menée contre les quartiers d’isolement. Mais ce disque de 56 min, intitulé « Mesrine parle encore », à peine pressé, fut saisi par les autorités canadiennes à la fin de l’année 1972.
Chers auditeurs, il faudra être indulgent, la qualité sonore n’est pas toujours au rendez-vous. Mais bon, en cette époque aseptisée, un petit son cradingue de temps en temps ne fait pas de mal aux esgourdes.

Cette émission est aussi l’occasion de vous signaler qu’un court-métrage documentaire a été réalisé il y a quelques semaines, dénonçant les quartiers d’isolement dans les prisons belges, et plus particulièrement dans la prison de Bruges. Ce doc évoque également les mouvements de lutte qui se développent depuis quelques années en Belgique, dans et autour des prisons. Vous pouvez le visionner sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=ixRrsSWGozo

Cette émission est dédicacée aux taulards d’ici et d’ailleurs qui ne lâchent pas l’affaire !
Courage, force et détermination !
Nik la taule !
Mort aux vaches !
Et mort aux cons !

Pour télécharger l’émission, c’est ici

Toulouse : répression après une action contre la PJJ

En mai 2011, la quasi tota­lité des déte­nus de l’Établissement Pénitentiaire pour Mineurs (EPM) de Lavaur se révolte et sac­cage des dizai­nes de cel­lu­les. La réponse de l’Administration Pénitentiaire (AP) et de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) est tris­te­ment banale : mesu­res d’iso­le­ment, conseils dis­ci­pli­nai­res, trans­ferts, ainsi qu’une des­cente des Équipes Régionales d’Intervention et de Sécurité (ERIS), spé­cia­lis­tes cagou­lés du matage des luttes en pri­sons.
Pendant qu’on détruit un peu plus les gamins pour leur appren­dre qu’ici, on ne se révolte pas, les éducateurs et éducatrices de la PJJ sai­sis­sent l’oppor­tu­nité média­ti­que pour api­toyer sur les condi­tions de leur tra­vail avec                                                                  ces « enfants irré­cu­pé­ra­bles ».

Le 5 juillet der­nier, une dizaine de per­son­nes ont péné­tré dans les locaux de la Direction Interrégionale de la PJJ, à Labège dans la ban­lieue de Toulouse, pour mani­fes­ter contre l’incar­cé­ra­tion des mineurs. Selon La Dépêche du 6 juillet, qui s’appuie sur les décla­ra­tions faites aus­si­tôt à la presse par le pro­cu­reur de la République Valet, ces per­son­nes étaient « “armées” de bou­teilles dont elles ont déversé le contenu sur les bureaux et les ordi­na­teurs. Un liquide marron au relent d’ammo­nia­que et qui pour­rait conte­nir de l’urine et des excré­ments humains ». Elles sont repar­ties « après avoir lancé des tracts qui contien­draient des propos inju­rieux sur l’action éducative menée par la PJJ ».

Quatre mois plus tard, le mardi 15 novem­bre à Toulouse, 7 domi­ci­les sont per­qui­si­tion­nés par une cen­taine de gen­dar­mes qui sai­sis­sent ordi­na­teurs, télé­pho­nes, livres, affi­ches et effets per­son­nels de touTEs les habi­tan­tEs. A l’issue de ces per­qui­si­tions, 7 per­son­nes sont pla­cées en garde à vue, 4 autres sont audi­tion­nées, et une famille en cours de régu­la­ri­sa­tion est arrê­tée puis relâ­chée dans la jour­née.
Après 32h de garde à vue, 4 sont pla­cées en déten­tion pro­vi­soire sur demande du juge d’ins­truc­tion. Une cin­quième est placée sous contrôle judi­ciaire, une sixième doit rester à dis­po­si­tion du juge pour le reste de l’ins­truc­tion en tant que « témoin assisté.

Télécharger l’émission sur :

Putain d’usine !

Salut à vous auditeurs / auditrices,

Ce soir Zapzalap continue sa série sur le turbin avec un docu tiré du bouquin Putain d’usine de Jean Pierre Levaray. Levaray est un ouvrier qui travaille depuis 1973 dans l’usine Grande Paroisse de Grand-Quevilly, près de Rouen. C’est une usine de produits chimiques, classée Seveso 2, et qui appartient au groupe d »AZF, le même genre d’usine que celle qui a explosé à Toulouse en septembre 2001. Dans son bouquin, publié en 2002 par l’Insomniaque, Levaray parle de son quotidien d’ouvrier et de celui de ses collègues, pour décrire la misère de l’esclavage salarial: le temps perdu, les 3/8, l’ennui, la routine, les coups de déprim, la dangerosité des installations, les maladies à cause des produits toxiques, l’alcoolisme, les suicides, les petits chefs, etc. Levaray résume cela de manière lapidaire: « Le travail salarié, c’est la mort ». Le bouquin a connu un certain écho. Il fut réédité plusieurs fois, adapté au théâtre. En 2007, Rémy Ricordeau et Alain Pitten réalisent un documentaire pour France3 à partir de Putain d’usine, avec des interviews de Jean Pierre Levaray et de ses collègues qui reviennent sur leur travail d’ouvrier à l’usine chimique de Grande Paroisse. C’est à partir de ce film que Zapzalap a concocté l’émission de lundi.

Sur ce, bonne écoute et merde à l’exploitation!

Lien de téléchargement :


			

Saccage ta cage !

Zapzalap vous diffuse les extraits d’un débat qui a eu lieu fin janvier 2011 à Lyon, dans le cadre du festival « du son contre les prisons ». Il s’agissait d’une rencontre / discussion sur la lutte contre les prisons, vue de l’intérieur comme de l’extérieur. Ont participé à cette tchatche Laurent Jacqua (ancien prisonnier longue peine, libéré en 2009, auteur du livre « la guillotine carcérale »), ainsi que le collectif anti-carcéral L’Envolée, et d’autres collectifs marseillais, stéphanois, genevois, etc.

A télécharger sur:  http://dl.free.fr/nrvYG8od5

A bon entendeur !