Kobané : ni nationalisme, ni islamisme, ni intervention occidentale

kobaneDepuis le 6 octobre, face à l’offensive de lʼÉtat islamique (Daesh) équipé de matériel militaire moderne grâce aux pétromonarchies du Qatar ou d’Arabie Saoudite, les combattant-Es de la ville syrienne de Kobanê résistent quartier par quartier et rue par rue aux djihadistes, à quelques kilomètres seulement de la frontière turque. La Turquie, alliée historique des occidentaux, bloque sa frontière aux nouveaux combattant-Es qui veulent se rallier à la résistance contre Daesh. La population de Kobanê ne peut compter ni sur les États de la région ni sur les États occidentaux dans sa lutte contre lʼÉtat islamique.

Pour comprendre cette contre révolution patriarcale de lʼÉtat islamique et les résistances qui y font face, zapzalap vient de mettre en ligne sa dernière émission. Montage fait à partir du débat organisé samedi dernier à la bibliothèque occupée de l’Insoumise.

Contre le patriarcat, révolution sociale !

A bon entendeur

A télécharger ici

 

Zapzalap dans le black mirror

L’équipée zapzBCK MIR STICKER lastalapienne, en pilleuse de sons qui se respecte, a chipé, a chopé les excellentes émissions de Black Mirror et se fait un plaisir, avec le soutien de son MC, d’en rediffuser certaines sur les ondes hertziennes septentrionales tout l’été !!!

Vos esgourdes pourront se délecter d’une histoire subjective du Hip-hop, des champs de coton aux ghettos de New York. Un parcours dans la musique noire américaine, les work songs, les spirituals, le blues, le rnb, la soul, le rap. Musique de souffrance et de lutte, qui se transmet et se transforme de génération en génération, mais reste dans le fond toujours la même : fruit de l’esclavage, de la ségrégation raciale puis économique. Une musique toujours bien vivante.

Black Mirror c’est une émission ariégeoise diffusée sur la radio La Locale, 97.3. On y cause, vous l’aurez donc compris, de son, d’oppression et de révolte. Black Mirror, c’est aussi un blog qui regorge d’infos, de vidéos, et où vous pouvez retrouver toutes les émissions en podcast ainsi que les playlists téléchargeables. Précipitez-vous. C’est à l’adresse suivante : http://www.blackmir.blogspot.fr

La durée des émissions de Black Mirror étant de deux heures, pour ne rien rater, on les a scindé en deux parties, pour une diffusion d’une heure hebdomadaire. Ce lundi 21 juillet, nous vous proposons la première partie de l’émission consacrée aux worksongs et à l’esclavage. S’ensuivront du blues à partir du 4 août puis, à partir du 18 août, déferlera une vague d’émeutes auditives, jusqu’à la mi-septembre.

Qu’on se le dise !

A bon entendeur ! Z.

Zapzalap et les grands magasins : totally spies vs émile Z.

Fidèles auditeurs, fidèles auditrices,

totallyPour fêter comme il se doit cette fin d’année, l’émission sans valeur marchande Zapzalap consacre une heure à ce symbole glorieux du capitalisme industriel, apparu à Paris à la fin du 19ème siècle : le grand magasin ! Pour ce faire, l’équipée zapzalapienne, que rien n’arrête, n’a pas hésité à prendre le risque de mélanger les genres, aussi mauvais soient-ils. Nous ouvrirons donc les hostilités par le montage d’un dessin animé aussi connu des chiards aliénés que des parents irresponsables: Totally Spies. Cette série télé d’animation franco-canadienne qui est un mélange hystérique de drôle de dames et de James bond nous narre les aventures de Sam, Clover et Alex, trois étudiantes de Beverly Hills qui sont en réalité trois espionnes appartenant à une organisation secrète de protection de l’humanité (la World Office Of Human Protection). Dans l’épisode que nous diffusons ce soir, elles ont pour mission d’arrêter un groupe terroriste anti-consommation qui s’est donné pour objectif de détruire tous les grands magasins de la planète! Rhaaaaa !

Zapzalap, dans un élan de générosité cinéphilique, n’a pas pu s’empêcher, sous la forme d’un montage de 20 min, de vous faire partager cet épisode trépidant, plein d’actions et de rebondissements, éloge de la marchandise et de la consommation à destination des jeunes ouailles. Mais, parce que les Totally Spies ne peuvent suffire à nous éclairer sur les origines des grands magasins, ces vitrines de l’Ogre capitaliste, symboles de la société spectaculaire marchande, nous convoquerons également philosophes et historiens, sans oublier l’incontournable Emile Z. et son « bonheur des dames ». Ceux-là nous montreront combien ce lieu est ambivalent puisque, destiné à l’origine à un public féminin bourgeois, ayant pour but de fasciner, de séduire, de divertir, il a tendance à susciter parmi certains homo sapiens un désir de destruction, aussi primaire que revigorant. Nous dédicaçons cette émission aux caissiers et aux caissières, aux pilleurs et aux pilleuses, aux voleurs et aux voleuses, ainsi qu’à Tao Hsiao, un Chinois qui s’est suicidé au milieu du mois de décembre 2013, en sautant du 7ème étage d’un grand magasin, durant les soldes de Noël, parce que sa compagne, après 5h de shopping voulait continuer ses achats.

A bon entendeur!

L’équipée zapzalapienne

Tous les lundis, de 19h à 20h, sur Radio Campus 106,6fm

Pour télécharger l’émission, c’est ici

La Grande effusion fait le tour du monde

Ciao, Salam, Shalom et konnichiwa !

Dans ce deuxième épisode de la Grande effusion, Zapzalap vous entraîne pour un tour du monde du rock psychédélique. Asie, Afrique, Amérique, aux quatre coins du monde, la jeunesse frétillante des années 60 fusionne ses héritages musicaux avec le son cradingue des guitares fuzz et des orgues Hammond qu’ils balancent à la gueule des dictateurs, des censeurs, des exploiteurs. Avec Better change your mind, le nigérian William Onyeabor écrit un hymne à l’anti-impérialisme et à l’autonomie du peuple africain, entre funk et musique répétitive à la Terry Riley : America, you ever think this world is yours ! Love's_A_Real_Thing

Partout, le vieil ordre moral et le nouvel ordre marchand sont critiqués en actes et en musique. Aux cheveux longs ébouriffés balancés aux sons des amplis répondent les émeutes et soulèvements populaires. La jeunesse du monde tente une fraternisation culturelle et révolutionnaire dans ce mouvement de masse ambivalent qu’est le rock importé des États-Unis.

Au début des années 60, la jeunesse fuit les pesanteurs du puritanisme et se lance sur les routes. Jack Kerouac en est, lui qui inventa le terme Beat Generation, réduit plus tard sous le mot péjoratif de Beatnik. Les Clochards célestes, roman publié en 1958, retrace librement la vie de quelques bohèmes américains, écrivains et poètes, grands voyageurs désargentés, en guerre contre les conventions. Ce roman influencera toute une génération de jeunes gens cherchant l’aventure en auto-stop :

« Il faut imaginer le monde comme le rendez-vous des errants qui s’avancent sac au dos, des clochards célestes qui refusent d’admettre qu’il faut consommer toute la production et par conséquent travailler pour avoir le privilège de consommer, et d’acheter toute cette ferraille dont ils n’ont que faire ; réfrigérateurs, récepteurs de télévision, automobiles (tout au moins ces nouvelles voitures fantaisistes) et toutes sortes d’ordures inutiles, les huiles pour faire pousser les cheveux, les désodorisants et autres saletés qui, dans tous les cas, atterriront dans la poubelle huit jours plus tard, tout ce qui constitue le cercle infernal : travailler, produire, consommer, travailler, produire, consommer. »

Face au spectacle mensonger de nos rôles sociaux, les Super Eagles ont trouvé cette ultime sentence : Love’s a real thing !

Lien de téléchargement de La Grande effusion « 2 » fait le tour du monde:

http://www.lesmurs.ch/~zapzalap/emissions/La_grande-effusion_2.mp3

Et pour La Grande effusion 3 c'est ici