Piraterie dans le Golfe d’Aden

499683_photo-du-7-janvier-2012-montrant-un-pirate-somalien-alors-qu-au-large-mouille-un-bateau-grec-retenu-en-otagePiraterie et anti-piraterie dans le golfe d’Aden, au large des côtes somaliennes.

Rencontre avec les auteurs du bouquin "frères de la côte".

A télécharger ici  (clique droit/enregistrez le fichier audio sous) ou écouter directement :


Zapzalap et les grands magasins : totally spies vs émile Z.

Fidèles auditeurs, fidèles auditrices,

totallyPour fêter comme il se doit cette fin d’année, l’émission sans valeur marchande Zapzalap consacre une heure à ce symbole glorieux du capitalisme industriel, apparu à Paris à la fin du 19ème siècle : le grand magasin ! Pour ce faire, l’équipée zapzalapienne, que rien n’arrête, n’a pas hésité à prendre le risque de mélanger les genres, aussi mauvais soient-ils. Nous ouvrirons donc les hostilités par le montage d’un dessin animé aussi connu des chiards aliénés que des parents irresponsables: Totally Spies. Cette série télé d’animation franco-canadienne qui est un mélange hystérique de drôle de dames et de James bond nous narre les aventures de Sam, Clover et Alex, trois étudiantes de Beverly Hills qui sont en réalité trois espionnes appartenant à une organisation secrète de protection de l’humanité (la World Office Of Human Protection). Dans l’épisode que nous diffusons ce soir, elles ont pour mission d’arrêter un groupe terroriste anti-consommation qui s’est donné pour objectif de détruire tous les grands magasins de la planète! Rhaaaaa !

Zapzalap, dans un élan de générosité cinéphilique, n’a pas pu s’empêcher, sous la forme d’un montage de 20 min, de vous faire partager cet épisode trépidant, plein d’actions et de rebondissements, éloge de la marchandise et de la consommation à destination des jeunes ouailles. Mais, parce que les Totally Spies ne peuvent suffire à nous éclairer sur les origines des grands magasins, ces vitrines de l’Ogre capitaliste, symboles de la société spectaculaire marchande, nous convoquerons également philosophes et historiens, sans oublier l’incontournable Emile Z. et son "bonheur des dames". Ceux-là nous montreront combien ce lieu est ambivalent puisque, destiné à l’origine à un public féminin bourgeois, ayant pour but de fasciner, de séduire, de divertir, il a tendance à susciter parmi certains homo sapiens un désir de destruction, aussi primaire que revigorant. Nous dédicaçons cette émission aux caissiers et aux caissières, aux pilleurs et aux pilleuses, aux voleurs et aux voleuses, ainsi qu’à Tao Hsiao, un Chinois qui s’est suicidé au milieu du mois de décembre 2013, en sautant du 7ème étage d’un grand magasin, durant les soldes de Noël, parce que sa compagne, après 5h de shopping voulait continuer ses achats.

A bon entendeur!

L’équipée zapzalapienne

Tous les lundis, de 19h à 20h, sur Radio Campus 106,6fm

Pour télécharger l’émission, c’est ici


La Grande effusion fait le tour du monde

Ciao, Salam, Shalom et konnichiwa !

Dans ce deuxième épisode de la Grande effusion, Zapzalap vous entraîne pour un tour du monde du rock psychédélique. Asie, Afrique, Amérique, aux quatre coins du monde, la jeunesse frétillante des années 60 fusionne ses héritages musicaux avec le son cradingue des guitares fuzz et des orgues Hammond qu’ils balancent à la gueule des dictateurs, des censeurs, des exploiteurs. Avec Better change your mind, le nigérian William Onyeabor écrit un hymne à l’anti-impérialisme et à l’autonomie du peuple africain, entre funk et musique répétitive à la Terry Riley : America, you ever think this world is yours ! Love's_A_Real_Thing

Partout, le vieil ordre moral et le nouvel ordre marchand sont critiqués en actes et en musique. Aux cheveux longs ébouriffés balancés aux sons des amplis répondent les émeutes et soulèvements populaires. La jeunesse du monde tente une fraternisation culturelle et révolutionnaire dans ce mouvement de masse ambivalent qu’est le rock importé des États-Unis.

Au début des années 60, la jeunesse fuit les pesanteurs du puritanisme et se lance sur les routes. Jack Kerouac en est, lui qui inventa le terme Beat Generation, réduit plus tard sous le mot péjoratif de Beatnik. Les Clochards célestes, roman publié en 1958, retrace librement la vie de quelques bohèmes américains, écrivains et poètes, grands voyageurs désargentés, en guerre contre les conventions. Ce roman influencera toute une génération de jeunes gens cherchant l’aventure en auto-stop :

« Il faut imaginer le monde comme le rendez-vous des errants qui s’avancent sac au dos, des clochards célestes qui refusent d’admettre qu’il faut consommer toute la production et par conséquent travailler pour avoir le privilège de consommer, et d’acheter toute cette ferraille dont ils n’ont que faire ; réfrigérateurs, récepteurs de télévision, automobiles (tout au moins ces nouvelles voitures fantaisistes) et toutes sortes d’ordures inutiles, les huiles pour faire pousser les cheveux, les désodorisants et autres saletés qui, dans tous les cas, atterriront dans la poubelle huit jours plus tard, tout ce qui constitue le cercle infernal : travailler, produire, consommer, travailler, produire, consommer. »

Face au spectacle mensonger de nos rôles sociaux, les Super Eagles ont trouvé cette ultime sentence : Love’s a real thing !

Lien de téléchargement de La Grande effusion "2" fait le tour du monde:


Et pour La Grande effusion 3 c'est ici


La Grande effusion

Come on babies !

Zapzalap claque sa guitare sous son aisselle, pousse les potards et gobe des demi-sucres hallucinogènes.
C’est download : Sexe, drogue, rock’n’roll et révolution.

Ah, les années 60 ! Une histoire mille fois entendue, mille fois enterrée.
Et pourtant. Les trente Glorieuses n’auront jamais duré qu’une décennie.
Disons 63-73. Avant c’est la zone, les décombres et le travail d’esclave dans les mines et les usines pour « reconstruire » la France. Après, c’est la « Crise », le chômage de masse et les managers. Ces dix années-là, les politicards d’aujourd’hui veulent y revenir. Le plein emploi et l’abondance marchande en horizon. Sauf que ces années 60, la jeunesse n’en voulait pas. Aux quatre coins du monde, elle a préféré exploser en route plutôt que de suivre la vie consciencieuse qu’on leur préparait. Une vie triste, conditionnée et cadencée par le métro, le boulot et les congés. Toutes les promesses du progrès étaient enfin là. Mais non. Il y avait ces trips au LSD, ce tourne-disque crachant du Soft Machine, ce mec, cette fille, et leurs révoltes. Joyeuses, foutraques, débordantes, qui eurent leur gloire au mitan de 68 avant de se dessécher, de n’être plus que la caricature d’elles-mêmes et de s’enfermer dans des chapelles militantes : gauchisme, écologisme, féminisme, anti-impérialisme, lutte-armisme et même « situationnisme ». Au fur et à mesure, les chapelles se font mouvements sociaux, assos d’utilité publique, partenaires sociaux, ONG, et enfin lobbies pour intégrer la place du contre-expert de la technostructure.

Coté rock : idem. Ce qu’on a appelé par la suite « psychédélisme » ou « rock garage » a fait place depuis au hard, heavy, progressif et autre métal. A partir de 1970, les stars de l’époque se cachent derrière leur dernière trouvaille technique. La réverbération, la saturation de leurs guitares tuent le rock. C’est la fuite en avant : on monte le volume et on accélère sans fin, on déforme le son des grattes pour cacher le fait qu’on ait plus rien à dire, plus rien à proposer. La violence n’est plus que pastiche.

C’est contre tous ces fonctionnaires de la vie sensible, petit personnel politique spécialisé dans la vie des autres, pop-star sur le déclin, rentiers de leurs jeunes années, que Zapzalap a réuni en quatre émissions la fureur d’un rock psychédélique hurlé à repousser les murs du quotidien. Nous y trouvons la joie qui fait défaut aux rengaines des popstars cellophanées et les prémices de tout ce que la musique rock a fait depuis, quand elle ne profitait pas de l’absence de futur jusqu’à en faire du fric.

La Grande effusion, c’est quatre émissions d’une histoire psychédélique des années 60. On commence par quelques morceaux typiques de cette jeunesse qui a d’abord envie de faire la fête. De faire un beau doigt d’honneur à ses vieux et à son patron. Trouble every day !

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Les Sanctuaires de l’abîme

Quiconque n’a pas l’esprit englouti par le flot des faits divers peut déduire des nouvelles succinctes données par les médias français ce simple fait : la catastrophe nucléaire de Fukushima, débutée en mars 2011, se poursuit et s’amplifie même de jour en jour, ne serait-ce que par la contamination croissante de la mer. Qu’on ne s’y trompe pas, le problème n’est pas « médiatique » : les nouvelles seraient-elles moins succinctes et dûment twittées sur les « réseaux sociaux » que l’indifférence n’en serait pas ébranlée. Car c’est moins « l’information » qui fait défaut que la curiosité combative qui, rencontrant l’information, peut seule ruiner les mensonges.japon-fukushima-radioactivite

Parler de la catastrophe japonaise, c’est aussi parler de la France : avec ses 58 réacteurs nucléaires plus ou moins vieillissants et ses sites atomiques « à risque » bien répartis sur le territoire, la France se trouve exposée, partout et à chaque seconde, non seulement aux pollutions que suppose le fonctionnement « ordinaire » de l’industrie nucléaire, mais aussi à des désastres semblables à ceux de Kychtym, Three Mile Island, Tchernobyl ou, dans des proportions encore jamais atteintes, Fukushima.

Nadine et Thierry Ribault, qui partagent leur vie entre le Japon et la France, nous présentent « Les Sanctuaires de l’abîme » – où les vivants ne peuvent récupérer leurs morts car trop contaminés. Cette « chronique du désastre » met l’accent sur les caps franchis par la propagande et la « gestion » des populations locales. Elle est nourrie d’éléments historiques, économiques et socioculturels peu ou mal connus.

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La crise, quelle crise ?

C’est autour de la lecture d’un texte à paraître prochainement dans une revue internationale sur la crise que Zapzalap vous propose d’aborder ce theme.chute

Comprendre les mécanisme de la domination est fondamental pour éviter de tomber dans les pièges des faux critique et penser les ripostes à imaginer face à l’offensive capitaliste qui s’annonce.

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à l’ombre des prisons

Oeil-prisonZapzalap vous propose une émission dédiée à Christine : prisonnière à Sequedin, elle refuse de se soumettre à toutes les dégueulasseries qu’imposent la taule et ses matons et passe en procès jeudi 19 septembre suite à une plainte de deux gardiens de Bapaume. Son témoignage rend compte de ce qui se passe à l’ombre des murs des prisons. Rendez-vous pour la soutenir le jeudi 19 à partir de 12h30 devant le tribunal d’Arras.

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